Mes premiers pas à l'hopital
Guide, infos, conseils pour découvrir l'hôpital, les métiers de la santé et du social...
Accueil du site > Mon métier > Responsable qualité et gestion des risques
Mon métier

Responsable qualité et gestion des risques

MNH Revue 159 - février 2008


Responsable qualité et gestion des risques

La qualité, une démarche constante à l’hôpital

L’accréditation via une démarche qualité dans les hôpitaux a favorisé l’émergence d’un nouveau métier : responsable qualité. Le nouveau manuel de la Haute autorité de santé (certification V2) a associé la gestion des risques à cette démarche qualité.


Joëlle Tromelin, responsable qualité à l’hôpital Raymond Poincaré à Garches (92), est au cœur de ce métier depuis sept ans : textes réglementaires, coordination, évaluations, veille, conseils. Elle met son expérience au service de la qualité.

Comment définissez-vous votre métier ?

joelle tromelin Comme un outil de développement et de coordination de la mise en œuvre de la politique qualité et gestion des risques de l’établissement.

Quels sont vos champs d’intervention ?

J’interviens sur plusieurs thèmes tous liés à l’amélioration de la qualité pour une bonne prise en charge du patient au sein de l’hôpital. Le projet qualité est élaboré au regard du projet de l’établissement. Il comprend la mise en place de la certification, le recensement et la gestion des risques, le suivi des sécuritaires sanitaires, la gestion des risques professionnels et les évaluations des pratiques professionnelles (EPP).

Je participe à la mise en place et à l’analyse des évaluations (plan blanc, enquêtes de satisfaction, audits…), à l’étude sur l’amélioration des différents circuits logistiques (déchets, linge, magasin, pharmacie…), à la gestion documentaire (procédures de services, documents de veille juridique, alertes sanitaires, résultats des contrôles bactériologiques). Mes interventions ne peuvent se faire qu’avec l’accord et la participation de l’ensemble des acteurs de l’établissement.

Alain Martinez Avec qui travaillez-vous ?

Le développement et la coordination de la politique qualité de l’établissement impliquent et touchent beaucoup de secteurs. Je suis pour cela secondée par une assistante qualité.

Mes partenaires de travail sont nombreux. Il y a la direction et plus particulièrement la direction qualité, la direction des soins, les services cliniques, médicaux techniques et de rééducation, les services logistiques, techniques, et administratifs. Je suis rarement aux côtés du patient sauf lors d’un audit (audit sur la douleur, les escarres, la satisfaction des petits déjeuners…).

Je travaille en complémentarité avec la cadre supérieure expert en hygiène (l’intimité du patient, la confidentialité) et la cadre supérieure expert en soins (protocoles, événements indésirables…), ainsi qu’avec les équipes de soins (gestion des risques, dossiers patients…). Certaines interventions peuvent être faites à la demande des services.

Quels sont vos outils ?

Par rapport à une tâche dédiée, la responsable qualité doit connaître l’informatique (word, excel, access, apta, etc.) ; je travaille beaucoup sur le logiciel "Osiris" pour le suivi et l’analyse des déclarations d’événements indésirables.

Existe-t-il des spécialisations dans votre métier ?

Certainement dans le domaine industriel. Dans certains établissements de santé, mes fonctions sont réparties en deux branches : la qualité et la gestion des risques avec un responsable à la tête de chaque secteur. Il s’agit plus de spécificités que de spécialités. Pour ma part, à l’hôpital Raymond Poincaré, j’ai les deux responsabilités.

Quel est le cursus d’un responsable qualité ?

Il s’agit d’un nouveau métier du moins au sein du monde hospitalier. Selon les secteurs d’activité, hors cadre hospitalier, les cursus sont différents (BTS, Maîtrise…). Le mien s’appuie sur l’expérience avec un Bac + 4 associé à des formations qualité et gestion des risques (méthodologie, conduite de projet, évaluation des pratiques professionnelles, etc.). De base, je suis cadre supérieure de santé en imagerie médicale.

Quelles sont les qualités nécessaires ? Les difficultés ?

La discrétion et la confidentialité sont deux qualités essentielles. Il est primordial d’avoir une bonne connaissance du terrain hospitalier tant sur le côté administratif que clinique et être apte à l’instauration d’une bonne communication avec les différents partenaires.

Les difficultés sont de pérenniser les actions d’amélioration et d’inciter les acteurs de terrain à être force de propositions pour poursuivre les projets.

Depuis 2005, la mise en place des évaluations des pratiques professionnelles est un bon moyen pour mobiliser les différents acteurs autour d’une problématique d’amélioration. Il m’incombe de faire en sorte que la qualité soit une aide aux services et non une surcharge de travail.

 
 
Mentions légales |  Accessibilité |  Plan du site